Culture et éducation / France-Inde

Visite de l’exposition « La rébellion des morts, rétrospective 1969-2018 » de Nalini Malani

Share this post

14 novembre 2017: Visite au Centre Georges Pompidou de l’exposition « La rébellion des morts, rétrospective 1969-2018 » de Nalini Malani par les députés membres du groupe d’amitié France-Inde présidé par Céline Calvez.

Le Centre Pompidou présente, en collaboration avec le Castello di Rivoli, la première rétrospective en France et en Italie de l’œuvre de Nalini Malani, pionnière du film, de la photographie, de l’art vidéo et de la performance en Inde. L’exposition retrace en deux volets cinquante années de création de cette artiste majeure.

La pratique de Nalini Malani, née à Karachi en 1946, est nourrie de l’expérience précoce des conséquences de la partition de l’Inde, vécue dès l’âge de un an lorsque sa famille se réfugie à Calcutta, puis à Bombay. Son œuvre met en tension les mythes, l’imagerie populaire et les stéréotypes culturels pour dénoncer l’exploitation des peuples, soumis à des croyances aux accents nationalistes. L’investigation de la subjectivité féminine et la condamnation de la violence – sous ses formes les plus insidieuses comme les plus ouvertes – est pour elle un constant rappel de la vulnérabilité de l’être et de la précarité de l’existence. Les collaborations de Nalini Malani avec des intellectuels et artistes tels l’anthropologue et sociologue Arjun Appadurai, l’actrice Alaknanda Samarth, le danseur de Butô Harada Nobuo et le directeur de théâtre Anuradha Kapur, témoignent de sa quête des formes les plus interdisciplinaires pour explorer des sujets aussi bien politiques que plus personnels. Ses œuvres suscitent des confrontations temporelles et corporelles, entre passé, présent et futur. Elles opèrent une synthèse dynamique entre mémoire, fable, vérité, mythe, traumatisme et résistance.
L’exposition du Centre Pompidou présente des œuvres de 1969 à 2018, dont All We Imagine as Light, série de peintures la plus récente de l’artiste, ainsi qu’un dessin mural éphémère, Traces. Un ensemble récemment redécouvert de films en 16 mm, noir et blanc, datant de 1969-1976, est montré pour la première fois dans cette rétrospective. L’artiste réactive également une œuvre spectaculaire des collections du Centre Pompidou, le théâtre d’ombres/vidéo Remembering Mad Meg (2007-2017), ensemble de cylindres transparents en rotation, peints au revers et suspendus dans un espace immersif. C’est à travers ce type d’installations que Nalini Malani s’est fait internationalement connaître d’un plus large public au début des années 2000, puis à l’occasion de la dOCUMENTA (13) en 2012, ainsi qu’au MoMA en 2015-2016.

Pour en savoir plus cliquez ICI

    RETOUR À LA PAGE D’ACCUEIL  >

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Related posts