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Au sujet du CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée)

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Le marché français est le premier marché de l’Union Européenne en termes d’entrées avec 201 millions d’entrées en 2018. Près de 40 % de ces entrées, le sont pour les films Français. En tant que Vice-présidente de la commission aux affaires culturelles et à l’éducation, je salue ces chiffres qui démontrent la réussite d’un modèle de financement de la création, très envié à l’étranger.

Alors que la création connaît des bouleversements en termes de technologies, usages et modèle économique, alors que les frontières des contenus et des publics sont devenues poreuses, nous devons regarder avec prudence et acuité l’actualité et le futur de ce modèle, dans le but de pouvoir propulser notre création, il en va de nos valeurs, de notre liberté et de notre influence.

Face à ces nouveaux défis, et à l’occasion du Printemps de l’évaluation, Marie Ange Magne la rapporteure spéciale du Budget Médias et Industries culturelles, et moi-même, rapporteure pour avis, avons décidé de nous pencher sur le modèle du CNC.

Le CNC, qu’est ce que c’est ?

Le CNC a été créé en 1948, dans la France de l’après-guerre pour faire face à la déferlante américaine consécutive à la libéralisation de la projection des films en salle. Dès l’origine, cet organisme est investi d’une double mission d’industrialisation du secteur et de soutien à la création cinématographique. Puis, avec la libéralisation des chaînes de télévision, c’est le volet audiovisuel qui lui a été confié au milieu des années 1980. Le CNC connaît enfin une réforme en 2009, à la suite de laquelle il se dote d’un conseil d’administration et d’un président.

Ainsi, comme repris par un article du Film Français, le centre est « tout à la fois une direction fonctionnelle du ministère de la Culture et un établissement public ». Cette originalité de gouvernance si elle lui confère une certaine autonomie, pose la question également de son contrôle car le CNC est doté de larges pouvoirs : 

  • pouvoir fiscal de recouvrement des taxes qui lui sont directement affectées ;
  • pouvoir règlementaire sur le cinéma ;
  • pouvoir de régulation des salles; 
  • guichets de subventions pour le cinéma et de l’audiovisuel, mais aussi, plus récemment, le jeu vidéo et les vidéastes qui diffusent sur les plateformes; 
  • administrateur des crédits d’impôts de ces différentes catégories. 

Le modèle porté par le CNC a fait la preuve de son efficacité. Un modèle original, envié à l’étranger et qui fait de la France un pays leader en matière de cinéma et de création audiovisuelle. Ce dernier est donc à protéger, en particulier dans le contexte mondial extrêmement concurrentiel que nous connaissons.

Mais protéger ne veut pas forcément dire figer 

Quel CNC pour demain ? Je vous invite à retrouver mes deux prises de parole sur le sujet !

  • La première, le 29 avril, lors de la commission des affaires culturelles au sujet de la Création du Centre national de la musique et de l’engagement associatif.
  • La seconde, le 6 juin, en commission des finances lors des commissions d’évaluation des politiques publiques aux cotés de M. Franck Riester, ministre de la culture et M. Christophe Castaner, ministre de l’intérieur au sujet du CNC.

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