Non classé / Parité

Notre combat contre les violences faites aux femmes

Share this post

En novembre 2017, Emmanuel Macron a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes une Grande Cause du quinquennat. En mobilisant l’ensemble du gouvernement, le Président de la République s’est engagé à mener une lutte efficace contre les violences sexistes et sexuelles grâce à une stratégie forte et ambitieuse. Pour 2019, 530 millions d’euros ont ainsi été attribués aux politiques à destination de l’égalité femme-homme. Jamais une majorité n’avait investi autant de moyens pour cette cause.

En août 2018, Marlene Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, présentait ainsi en ce sens le fruit d’une large concertation : la loi contre les violences sexuelles et sexistes. Avec un objectif : améliorer la répression de ces violences, dont les femmes et les enfants sont encore aujourd’hui trop massivement victimes. 

  • La loi porte à 30 ans après la majorité des victimes présumées le délai de prescription des crimes sexuels sur des mineurs (ex 20 ans)
  • Elle renforce des dispositions du code pénal pour réprimer les infractions sexuelles sur les mineurs.
  • Elle crée une infraction d’outrage sexiste, pour réprimer le harcèlement dit « de rue ». (amende jusqu’à 3 000 euros en cas de récidive.) Définition de l’outrage sexiste (propos ou des comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante). À ce sujet, Marlène Schiappa déclarait le 1er juillet 2019 « Il y a eu 547 amendes pour outrage sexiste dressées, la loi fonctionne et il y a un engagement des forces de l’ordre pour la mettre en œuvre. » »
  • Elle élargit la définition du harcèlement en ligne afin de pouvoir réprimer les cas où une personne est victime d’une attaque coordonnée de plusieurs internautes, même lorsque chacune des personnes n’a pas agi de façon répétée. 
  • Ouverture d’une plateforme de signalement en ligne accessible 24h/24 et 7j/7 pour les victimes de violences, harcèlement, discriminations pour faciliter le dépôt de plainte

 

Pour faire suite à ces mesures législatives,  le 1er Octobre 2018, Marlène Schiappa, annonçait le 1er grand plan de lutte contre les violences conjugales. Un engagement sans précédent afin de prévenir, de sensibiliser et d’accompagner les victimes. Voici en cinq points, les mesures annoncées.

  • Le lancement d’une grande campagne TV en direction des témoins (visible ci dessus).Accompagnée d’un important volet réseaux sociaux, cette campagne est d’une ampleur et d’un budget sans précédent : le Premier Ministre Edouard Philippe a décidé d’y consacrer 4 millions d’euros sous le mot d’ordre #nerienlaisserpasser
  • La poursuite de l’objectif 100% de réponses au 3919 : l’Etat finance 3 postes supplémentaires d’écoutantes via une subvention supplémentaire de 120 000 Euros pour le numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. Objectif : aucun appel sans réponse.
  • Le lancement de la plateforme de signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles avec le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, et la Garde des Sceaux, ministre de la Justice Nicole Belloubet pour faciliter la plainte.
  • L’Engagement des premiers Contrats Locaux Contre les Violences, un dispositif de partage d’alertes entre professionnels de la justice, de la police, de la santé et les travailleurs sociaux, autour des Préfets et en partenariat avec les deux grandes associations de défense des femmes : le CNIDFF et la FNSF
  • La mise en place d’une plateforme de géolocalisation des places d’hébergement d’urgence accessible aux professionnels

 

Aujourd’hui, alors que l’on dénombre le 71ème feminicide depuis le début de l’année, il est indispensable de mesurer l’urgence d’aller plus loin. Une volonté portée conjointement par Marlène Schiappa et Nicole Belloubet, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice : « Nous devons progresser plus que nous le faisons. »  Des dispositifs de protection physique seront ainsi prochainement adoptés, à l’image du bracelet électronique anti-rapprochement pour les ex-conjoints violents. En se dotant de moyen préventif et répressif efficace, il est désormais essentiel de prioriser le sujet des violences faites aux femmes.

En tant que Députée membre de la Délégation aux droits des femmes, je soutiens l’action du gouvernement et renouvelle fermement mon engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Aujourd’hui il est de notre devoir d’agir, ensemble.

Si vous êtes victime ou témoin de ces violences, appelez le 3919.

Pour effectuer un signalement en ligne, rendez vous sur twitter @arretonsles ou  le lien suivant : https://www.service-public.fr/cmi

Et pour toutes autre information, consultez https://stop-violences-femmes.gouv.fr. 

 

Related posts

Au sujet du CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée)

Mon intervention en hémicycle au sujet de la loi Avia